[Film] Interview de Michael De Luca pour Hollywood Reporter

[Mike] Hollywood Reporter - Table ronde producteurs

Michael De Luca a participé à une table ronde avec cinq autre producteurs pour The Hollywood Reporter afin de parler un peu de leur métier ainsi que de leurs différents films.
Voici les parties concernant Cinquante nuances de Grey:

Mike, vous avez dû gérer l’attention portée à Cinquante nuances de Grey. A quel point tout ce bruit a-t-il joué dans le projet? Vous avez eu un départ très médiatisé avec l’acteur Charlie Hunnam.

De Luca : Je n’ai pas ressenti de pression car nous avions un remplaçant avant même que la chose arrive. Mais je suis sur Twitter constamment. Je suis maso. Je suis dans les groupes de fans donc j’étais au courant de ce qui allait arriver pour Charlie Hunnam qui ne représentait pas bien ce que les lecteurs voulaient. Mais l’audition qu’il a faite avec Dakota Johnson était génial, et il voulait vraiment ce rôle, et nous ne faisons pas le film en nous basant sur Twitter. Nous pensions que ça allait fonctionner avec lui et quand ça n’a pas été le cas, nous avons pensé à Jamie Dornan qui serait plus à l’image de ce que se représentaient les fans.

Heyman : Mais vraiment, est-ce qu’on a une idée de ce à quoi il ressemble?

De Luca : Il ressemble à Mark Wahlberg.

Wahlberg : J’ai faillit virer mon agent Ari Emanuel à cause de ça, enfin pas parce que je voulais jouer le rôle. Nous connaissions le livre depuis un moment et nous étions très prêts d’avoir les droits et puis nous sommes entrés dans cette guerre des enchères. Nous étions si prêt de l’avoir! ça a été une des rares fois où j’aurais viré Ari.

De Luca : Je veux dire, cette femme a écrit un fantasme: une mâchoire carrée, grand, large d’épaules, intelligent, Adonis milliardaire…

Gardner : Comme Mark. [rires]

Wahlberg : Non, il me fait penser à Brad Pitt.

De Luca : C’est dur d’être proche de la réalité. Vous vous souvenez du tollé pour James Bond? « Oh, Daniel Craig est blond! Comment pouvez-vous prendre un James Bond blond? »

Roven : Quand nous avons pris Heath Ledger, ça a été, « Quoi? Heath Ledger? Quoi, pour le Joker? Vous vous moquez de moi? »

[…]

De Luca : Les films ressemblent à des familles.

Heyman : Parfois il y en a une qui fonctionne parfois…

Williams : Toutes les familles sont dysfonctionnelles.

De Luca : Dans le cas de Cinquante nuances de Grey, c’est vraiment passé sur le fil. Tout le monde voulait que ça fonctionne, y compris Charlie. En terme de calendrier, être libéré des Sons of Anarchy pour apparaître dans nos films ainsi que la transformation physique et mentale pour aller de Jax à Christian Grey, c’était trop lui demander par rapport au temps qu’il avait. Nous nous sommes accrochés jusqu’au bout, mais à sa décharge, il est venu nous voir et nous a dit: « Je ne pense que je vais pouvoir le faire dans les délais que nous avons et je ne veux pas faire du mauvais travail. Je n’aurais pas le temps de me transformer en cet homme. » Et vous devez laisser faire. Parfois, ça ne sert à rien de s’accrocher.

[… Roven explique que certains acteurs ne veulent pas signer un contrat en se bloquant les 10 prochaines années de leur carrière.]

De Luca : Nous avons dû prendre cela en compte pour Cinquante nuances, parce que vous devez signer pour trois films. Les deux scripts ne sont pas encore écris pour les suites donc vous allez un peu vers l’inconnu, avec de nouveaux visages, des acteurs qui seraient plus enclin à prendre le risque.

~

~

Source.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s